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La Tour Eiffel rouvre ses portes après une grève contre la mise à l’écart du personnel féminin

Ce qu'il faut savoir

  • La Tour Eiffel a rouvert le 8 septembre 2026 après une grève le 7 septembre suite à l'éviction de salariées lors d'une visite religieuse le 5 septembre.
  • La CGT a dénoncé des consignes discriminatoires visant à écarter les femmes, tandis que l'organisation hindoue BAPS a présenté ses excuses et ouvert une enquête interne.
  • La Ville de Paris a lancé deux enquêtes administratives et des personnalités politiques comme Jérôme Guedj ont vivement condamné cette mise à l'écart.

Le plus célèbre monument parisien a rouvert ses portes aux visiteurs le mardi 8 septembre 2026, au lendemain d'une journée de fermeture complète causée par un débrayage massif de ses salariés. La grève, déclenchée le lundi 7 septembre par le personnel de la Société d’Exploitation de la Tour Eiffel (SETE), avait pour objectif de protester fermement contre la mise à l’écart délibérée de plusieurs salariées femmes survenue deux jours plus tôt. L'éviction du personnel féminin lors du passage d'une délégation religieuse internationale a suscité une vive indignation syndicale et politique, plaçant de nouveau la question de l'égalité des genres et du respect des droits fondamentaux au cœur du débat public en France.

Les faits remontent au samedi 5 septembre 2026, à l'occasion de la venue sur le site de membres de l'organisation hindoue conservatrice BAPS (Brahma Kumaris Akhand Jyoti Sadhana). Lors de cette visite, la délégation a demandé un protocole d'accueil restreignant les interactions directes avec les femmes. Selon les dénonciations de la Confédération Générale du Travail (CGT), des consignes explicites auraient été transmises aux équipes de terrain pour écarter le personnel féminin en raison exclusivement de leur genre. Choqués par cette directive discriminatoire, les employés ont voté la cessation du travail lors d'une assemblée générale.

Face à la polémique, la direction de la Société d’Exploitation de la Tour Eiffel a reconnu que la délégation hindoue avait demandé à limiter les interactions avec les femmes. Pour sa part, la Ville de Paris a immédiatement réagi en annonçant l'ouverture de deux enquêtes afin de faire toute la lumière sur ces faits. Le maire de Paris s'est engagé à ce que les responsabilités soient établies dans les plus brefs délais, rappelant qu'aucune considération religieuse ne saurait déroger au principe d'égalité stricte sur le sol national.

Du côté de l'organisation BAPS, des excuses publiques ont été présentées pour le trouble occasionné. La structure a affirmé avoir diligenté une enquête interne approfondie pour déterminer les responsabilités. Malgré ces retraits, les réactions politiques se sont multipliées. Le député socialiste Jérôme Guedj s'est insurgé contre cette situation, déclarant formellement que cette mise à l'écart des femmes était « absolument insupportable » dans un monument emblématique de la République.

Bien que les touristes aient pu retrouver un accès normal dès le mardi 8 septembre, la résolution du conflit social ne clôt pas le dossier. La réouverture du monument s'accompagne d'une vigilance accrue des syndicats, qui exigent des garanties claires pour l'avenir. Cet incident remet en lumière les débats récurrents autour du respect des libertés fondamentales et du droit du travail face à des revendications confessionnelles dans des sites nationaux majeurs.