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Le CinéMartinique Festival célèbre sa 20e édition avec les cinéastes martiniquais et caribéens

Ce qu'il faut savoir

  • La 20e édition du CinéMartinique Festival a débuté le week-end dernier à Tropiques Atrium, en Martinique.
  • Deux compétitions majeures distingueront le meilleur court-métrage et le meilleur documentaire.
  • Le documentaire « Gwo Pwel - Chagrins d'amours créoles » a ouvert le festival le samedi 17 octobre.
  • Plusieurs documentaires de réalisateurs martiniquais, guadeloupéens, français, haïtiens et argentins sont en compétition.
  • Les projections se poursuivent jusqu'au vendredi 23 octobre, notamment à la Salle Frantz Fanon.

La 20e édition du CinéMartinique Festival a débuté le week-end dernier à Tropiques Atrium, en Martinique. Selon la1ere.franceinfo.fr, la programmation de la semaine comprend des projections, des débats et des soirées spéciales, avec une place importante accordée aux artistes martiniquais et caribéens. Deux compétitions majeures doivent départager le meilleur court-métrage et le meilleur documentaire.

Le festival s'est ouvert le samedi 17 octobre avec le documentaire « Gwo Pwel - Chagrins d'amours créoles », réalisé par Laura Chatenay-Rivauday et Vianney Sotès. Le film aborde le chagrin d'amour antillais à travers des témoignages et des animations, entre résilience et reconstruction, selon la même source.

Parmi les autres documentaires en compétition figurent plusieurs œuvres de réalisateurs martiniquais, guadeloupéens, français, haïtiens et argentins. Lundi 19 octobre, la Martiniquaise Lea Mormin-Chauvac présente « Shatta, une génération, deux notes », réalisé avec Malo Delarue, qui revient sur les origines du mouvement né au début des années 2010. La projection est prévue à 17h à la Salle Frantz Fanon. Le même jour, Mayotte Capecia est à l'honneur avec le documentaire « Mayotte Capécia, Vivre et l'écrire » de Fabienne Kanor et Myriam Cottias, consacré à l'histoire intime de cette écrivaine martiniquaise dans la France de l'après-guerre.

La compétition se poursuit avec « Deux rives » de Thibault Verneret, projeté le mardi 20 octobre à 17h, qui met en scène un dialogue entre le réalisateur et son frère aîné, autrefois condamné pour trafic de drogue en Guyane. Le jeudi 22 octobre à 17h, « Le talent d'Achille » de Daniel Nlandu Nganga (Guadeloupe) retrace le parcours d'Achille René Boisneuf, fils d'esclave affranchi, de la mairie de Pointe-à-Pitre aux bancs de l'Assemblée nationale. À 18h, « Résurgence » de Feguenson Hermogène (France, Haïti) propose un dialogue intime entre un fils et sa mère autour de la violence des hommes, en particulier celle du patriarche de la famille.

Le vendredi 23 octobre, deux autres documentaires sont programmés : à 17h, « 227 Lunas » de l'Argentine Brenda Taubin, qui raconte l'histoire d'un artiste argentin passionné d'espace fabriquant à la main des planètes miniatures jusqu'à ce que l'Agence spatiale européenne lui commande 227 lunes ; à 18h, « Tras, les chemins oubliés » de Stève Siracuse et Lucie Margueritte, un documentaire martiniquais qui explore les sentiers oubliés au cœur des Pitons du Nord de la Martinique, l'occasion de découvrir que la nature n'est pas si sauvage.

Le festival met ainsi en lumière une diversité de voix et de récits venus de Martinique, de Guadeloupe, d'Haïti et d'ailleurs, confirmant sa vocation à faire dialoguer les cinématographies de la Caraïbe et au-delà.