Ce qu'il faut savoir
- Un forum des Rencontres musicales africaines (REMA) s'est tenu le 22 octobre à Ouagadougou sur l'intelligence artificielle et les droits d'auteur.
- La secrétaire générale du BBDA, Chantal Kaboré/ForGo, affirme qu'une création entièrement générée par l'IA ne peut pas être protégée par le droit d'auteur, la paternité étant attribuée à une personne physique.
- Le BBDA travaille à des solutions techniques pour distinguer les productions générées par l'IA des œuvres humaines.
- Le spécialiste sénégalais Luc Mayitoukou voit dans l'IA un appui possible à la promotion et au mixage, tout en soulignant les risques de plagiat.
- La musicienne Flora Paré attend des orientations plus précises avant d'intégrer l'IA dans ses créations.
- La neuvième édition des REMA, lancée le 21 octobre au Centre culturel du Faso, réunit 18 pays jusqu'au 24 octobre.
La place de la contribution humaine dans les œuvres musicales produites avec l'intelligence artificielle a dominé les échanges d'un forum des Rencontres musicales africaines (REMA), tenu le jeudi 22 octobre à Ouagadougou. Des professionnels de la musique et des étudiants y ont discuté des usages de ces outils et de la protection des créateurs, selon le reportage de Burkina24.
Chantal Kaboré/ForGo, secrétaire générale du Bureau burkinabè du droit d'auteur (BBDA), a expliqué que la réglementation évoquée lors du forum attribue la paternité d'une œuvre à une personne physique. Selon elle, une création entièrement générée par l'IA ne peut donc pas bénéficier de la protection du droit d'auteur. Le BBDA travaille à des solutions techniques pour distinguer ces productions des œuvres humaines et mesurer la contribution des créateurs.
Pour Luc Mayitoukou, spécialiste sénégalais des industries culturelles et créatives, ces technologies peuvent aider les artistes à promouvoir leurs titres ou à améliorer le mixage et la finition sonore. Leur utilisation demande toutefois de prendre en compte les risques de plagiat et d'atteinte à la propriété intellectuelle.
La musicienne Flora Paré a, elle, indiqué ne pas encore recourir à l'IA dans ses créations. Elle attend des orientations plus précises sur la part que ces outils peuvent prendre dans une œuvre sans effacer le rôle de son auteur.
Ce débat s'inscrit dans une édition des REMA consacrée à la transformation des audiences numériques en soutien économique pour les artistes, notamment par l'achat de musique et la fréquentation des concerts. Lancée le 21 octobre au Centre culturel du Faso, cette neuvième édition réunit 18 pays et doit se poursuivre jusqu'au samedi 24 octobre.












