Ce qu'il faut savoir
- Seize présumés membres des gangs Grand Ravine et Village-de-Dieu ont été tués lors d'un assaut policier à Kenscoff, près de Port-au-Prince.
- L'opération a mobilisé des unités d'élite, des drones et des contractors de la société Vectus Global d'Erik Prince.
- Cette intervention marque une intensification des efforts pour reprendre le contrôle de zones périurbaines tombées aux mains des gangs.
La Police Nationale d'Haïti (PNH) a annoncé avoir neutralisé seize présumés membres de gangs rivaux lors d'une opération de grande envergure menée dans la nuit du 20 au 21 février à Kenscoff. Cette commune située sur les hauteurs de Port-au-Prince a été le théâtre d'un assaut coordonné impliquant des unités spécialisées, des tireurs d'élite et l'appui de drones. Les forces de l'ordre visaient spécifiquement des individus liés aux groupes criminels de Grand Ravine et de Village-de-Dieu, qui ont étendu leur emprise sur cette zone stratégique. L'intervention, soutenue par la force d'action du Premier ministre et des contractors de Vectus Global, s'inscrit dans une campagne plus large visant à démanteler les bastions gangrénant la région depuis des années.
Cette opération s'inscrit dans un contexte de regain de violence des gangs, qui ont progressivement étendu leur contrôle au-delà de la capitale haïtienne, semant la terreur parmi la population. Kenscoff, autrefois considérée comme une banlieue relativement paisible, est devenue un enjeu territorial pour ces groupes armés, entraînant une spirale de violences et d'insécurité. L'expansion de ces gangs dans les zones périurbaines complique considérablement les efforts des autorités pour rétablir l'ordre et permet aux criminels de perturber les axes de ravitaillement de Port-au-Prince.
La présence de contractors de Vectus Global, lève le voile sur la stratégie du gouvernement haïtien, qui semble s'appuyer sur une assistance sécuritaire externe pour combattre l'insurrection gangréneuse. Cette annonce vise probablement à rassurer une population épuisée par l'anarchie, mais elle soulève également des questions sur les méthodes et la transparence de ces opérations. L'efficacité à long terme de ces assauts ponctuels reste incertaine, alors que les racines socio-économiques de la criminalité et la faiblesse structurelle de la PNH persistent.












