Ce qu'il faut savoir
- Des conseillers de sécurité et des médecins cubains quittent le Venezuela sous la pression diplomatique et économique des États-Unis.
- L'Interim Présidente Delcy Rodriguez utilise désormais des gardes du corps vénézuéliens, rompant avec la dépendance historique envers la sécurité cubaine.
- Cette alliance était cruciale pour la survie du régime chaviste, avec des agents cubains intégrés dans l'armée et les services de renseignement vénézuéliens.
Sous la pression croissante des États-Unis, des conseillers de sécurité et des médecins cubains ont commencé à quitter le Venezuela, selon onze sources informées. Ce retrait progressif, observé ces derniers temps, marque un tournant significatif dans l'alliance stratégique qui unissait Caracas et La Havane depuis la fin des années 2000. L'Interim Présidente Delcy Rodriguez aurait même confié sa protection à des gardes du corps vénézuéliens, rompant avec la tradition de ses prédécesseurs, Nicolas Maduro et Hugo Chavez, qui dépendaient de forces d'élite cubaines.
Cette alliance, considérée comme la plus conséquente de la gauche latino-américaine, était vitale pour le régime chaviste. Des agents de renseignement cubains étaient intégrés à tous les niveaux de l'armée vénézuélienne et de sa redoutable unité de contre-espionnage, la DGCIM, jouant un rôle fondamental dans la répression de l'opposition interne. Comme l'a souligné un expert, l'influence cubaine était absolument essentielle à la survie du gouvernement, fournissant un soutien en matière de sécurité et de renseignement qui a consolidé son pouvoir pendant plus d'une décennie.
Ce démantelement partiel de l'appareil de sécurité, y compris le retrait de certains conseillers cubains de la DGCIM, représente une victoire majeure pour la stratégie de maximum pressure de l'administration américaine. Les implications sont profondes, car elles pourraient affaiblir la cohésion interne des forces de sécurité vénézuéliennes et potentiellement ouvrir la voie à de nouveaux bouleversements politiques dans un pays déjà en proie à une crise économique et humanitaire sans précédent.












