Ce qu'il faut savoir
- Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a présenté un Pacte national de 30 articles visant à stabiliser le pays et organiser des élections crédibles.
- Certains partis politiques, dont Pitit Dessalines, refusent encore de signer l'accord, réclamant plus de pouvoir au sein du gouvernement.
- La persistance de l'insécurité est illustrée par l'arrestation de deux suspects d'un réseau de kidnapping à Port-au-Prince le week-end dernier.
Port-au-Prince, 23 février 2026 – Le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé a officiellement présenté le Pacte national pour la stabilité et l'organisation des élections, saluant cet accord comme une « victoire pour la démocratie ». La cérémonie solennelle, tenue à la Villa d'Accueil, a réuni des membres du gouvernement, des diplomates, des leaders politiques et des représentants de la société civile. Ce document de 30 articles vise à encadrer la transition post-CPT en restaurant la sécurité publique, en renforçant les institutions et en préparant des élections crédibles, alors que le pays reste en proie à de graves défis.
Ce pacte est le fruit de plusieurs jours de consultations visant à établir un consensus entre des factions politiques profondément divisées. Cependant, l'ombre du scepticisme plane, certains partis importants, comme le Pitit Dessalines de Moïse Jean-Charles, n'ayant pas encore signé l'accord, conditionnant leur adhésion à une reconfiguration de leur représentation au sein de l'exécutif, notamment le contrôle de ministères clés. Cette initiative survient dans un contexte où la population, épuisée par l'insécurité et les crises successives, attend des actes concrets bien au-delà des déclarations d'intention.
La réussite de ce projet se jouera sur le terrain de la sécurité, comme en témoigne l'actualité immédiate. Le même week-end, la Police Nationale a procédé à l'arrestation de deux suspects présumés liés à un réseau de kidnapping à Tabarre, rappelant la menace omniprésente des gangs armés. L'efficacité du Pacte national sera donc jugée à sa capacité à produire des résultats tangibles, en restaurant l'autorité de l'État et la confiance des citoyens, sans quoi il risque de n'être qu'un vœu pieux de plus dans l'histoire politique haïtienne.











