Ce qu'il faut savoir
- Le SYNAPOHA a publié une note le dimanche 18 octobre 2026 à Tabarre, à la veille de la grève annoncée dans l'administration publique pour le lundi 19 octobre 2026.
- Le syndicat reconnaît la légitimité du mouvement de grève et soutient les revendications salariales et sociales des travailleurs.
- Il appelle les policiers affectés à la sécurité des institutions publiques à la discipline, à la responsabilité et au respect de la loi.
- Les organisations syndicales réclament un quatorzième mois de salaire, la suppression d'une réduction de 15 % sur les salaires supplémentaires et une meilleure couverture médicale.
- Le SYNAPOHA demande au gouvernement du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé d'engager un dialogue sérieux avec les représentants des travailleurs.
À la veille de la grève annoncée dans l'administration publique pour le lundi 19 octobre 2026, le Syndicat national des policiers haïtiens (SYNAPOHA) a publié une note, dimanche 18 octobre à Tabarre, dans laquelle il reconnaît la légitimité du mouvement tout en appelant les policiers affectés à la sécurité des institutions publiques à la discipline et à la responsabilité.
Le syndicat insiste sur le respect des obligations professionnelles des agents de la Police nationale d'Haïti (PNH). Selon la note, les policiers doivent continuer à remplir leurs missions dans le respect de la loi, à protéger les personnes et les biens, et à se tenir à l'écart des provocations, des excès de zèle et de toute instrumentalisation politique susceptible de compromettre leurs fonctions. Le SYNAPOHA dit ainsi vouloir concilier la défense des droits des policiers avec le maintien de la sécurité publique.
Les organisations syndicales réclament notamment le versement d'un quatorzième mois de salaire, la suppression d'une réduction de 15 % appliquée aux salaires supplémentaires et une meilleure couverture médicale. Elles demandent également le respect des avantages sociaux ainsi que l'ajustement et l'augmentation des salaires.
Dans sa note, le SYNAPOHA précise qu'il ne s'oppose pas à la grève et estime que les policiers sont eux aussi concernés par les revendications relatives aux salaires et aux conditions de travail. Selon l'organisation, les agents de la PNH font face à des difficultés socioéconomiques et aspirent à de meilleurs salaires, à une assurance maladie adéquate et au respect de leurs droits sociaux. « Nous ne demandons pas la réduction de nos droits, mais leur respect », affirme le syndicat, qui réclame des salaires décents, des avantages sociaux effectifs et le paiement des prestations dues aux travailleurs.
Le SYNAPOHA interpelle par ailleurs le gouvernement dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé. Il lui demande d'engager un dialogue sérieux avec les représentants des travailleurs afin de trouver des solutions durables à leurs revendications. Pour le syndicat, l'amélioration des conditions de travail, le respect des droits sociaux et le paiement des prestations dues constituent des priorités qui concernent l'ensemble des agents de la fonction publique, y compris les policiers.
En définitive, le syndicat réaffirme son attachement à la défense des droits des policiers tout en rappelant que ces derniers doivent continuer à respecter leurs obligations professionnelles. Il les invite à défendre leurs intérêts avec responsabilité, sans compromettre leurs missions au service de la population. « Ensemble, nous sommes forts ; divisés, nous sommes vulnérables », conclut le SYNAPOHA.












