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Martinique : reprise de la mobilisation contre la vie chère, écoles en distanciel et commerçants inquiets

Ce qu'il faut savoir

  • Le RPPRAC relance la mobilisation contre la vie chère en Martinique à partir du lundi 19 octobre.
  • Plusieurs collèges et lycées passent en enseignement à distance les 19 et 20 octobre.
  • Les commerçants craignent des blocages et des conséquences économiques similaires à 2024.
  • Le président du RPPRAC, Rodrigue Petitot, promet une « guerre d'usure ».

La Martinique retient son souffle à quelques heures de la reprise de la mobilisation contre la vie chère, appelée par le Rassemblement pour la Protection des Peuples et des Ressources Afro-Caribéens (RPPRAC) pour ce lundi 19 octobre. Si la forme exacte du mouvement reste inconnue, plusieurs établissements scolaires ont déjà annoncé le passage en distanciel et les commerçants redoutent de nouveaux blocages.

Selon les informations recueillies, plusieurs collèges et lycées ont informé que les cours se tiendraient à distance les lundi 19 et mardi 20 octobre, la continuité pédagogique étant assurée sur l'Espace Numérique de Travail Colibri ou Pronote. Les élèves de l'académie seront en vacances à partir du mercredi 21 octobre. Le rectorat n'a pas donné de mot d'ordre général, mais certains établissements ont été autorisés à passer en distanciel en fonction de leurs contextes respectifs.

Du côté des commerçants, l'inquiétude domine. « L'année 2026 a été très dure pour nous les commerçants, notamment à Fort-de-France par rapport aux grèves des transports. On craint les blocages. 2021 était très difficile, il y a en également eu en 2024. 2026, on annonce encore des blocages donc ça commence à faire beaucoup pour de petites entreprises martiniquaises qui voient les choses se répéter. Les blocages ont des conséquences très lourdes sur notre petite trésorerie », témoigne Pauline, gérante d'une boutique de prêt-à-porter à Fort-de-France.

Les entreprises se préparent à un scénario similaire à celui de 2024, où 200 entreprises avaient été vandalisées, incendiées ou gravement endommagées, et où 970 emplois avaient été perdus dans le secteur privé. Certaines ont demandé à leurs salariés de rentrer chez eux avec leurs ordinateurs, d'autres ont renforcé leurs dispositifs de sécurité. Le président du RPPRAC, Rodrigue Petitot, a promis « une guerre d'usure » et appelé à « mettre le pays en arrêt ».