Ce qu'il faut savoir
- La majorité des 26 gangs en Haïti exploitent des enfants pour des activités criminelles, y compris des violences extrêmes.
- Plus de 500 000 enfants vivraient dans des zones contrôlées par les gangs, rendus vulnérables par la pauvreté et les déplacements forcés.
- L'ONU critique la réponse inadéquate des autorités et alerte sur les conséquences dévastatrices pour l'avenir du pays.
Un rapport accablant de l'ONU publié vendredi révèle l'exploitation systématique des enfants par les gangs en Haïti. L'étude conjointe du Bureau intégré des Nations Unies en Haïti (BINUH) et du Haut-Commissariat aux droits de l'homme (HCDH) indique que la majorité des 26 gangs identifiés dans le pays recourent à la traite d'enfants. Ces derniers sont contraints à diverses activités criminelles, allant de la collecte de fonds par extorsion à la participation directe à des enlèvements, des destructions de biens, des assassinats ciblés et des violences sexuelles, les privant brutalement de leur enfance et de leur avenir.",
"La crise trouve ses racines dans une combinaison de facteurs structurels et situationnels. La pauvreté extrême et les institutions étatiques défaillantes créent un terrain fertile pour le recrutement des jeunes. La violence armée généralisée a provoqué le déplacement de plus de 1,4 million de personnes, dont plus de la moitié sont des enfants, les rendant encore plus vulnérables. Les gangs exploitent cette précarité en attirant les mineurs avec des promesses de pouvoir, de protection ou de nourriture, ou en les coercitant par des menaces, la violence et la drogue.",
"Le rapport dénonce vivement la réponse fragmentée et sous-financée des autorités haïtiennes, de la société civile et des partenaires internationaux face à cette tragédie. Volker Türk, le Haut-Commissaire aux droits de l'homme, a souligné les conséquences dévastatrices à long terme pour les victimes et la stabilité même du pays. Sans une action coordonnée et robuste pour protéger les enfants et s'attaquer aux causes profondes de la crise, une génération entière risque d'être sacrifiée, compromettant toute perspective de redressement pour Haïti.











