Ce qu'il faut savoir
- Le parti FNH rejette le Pacte national, l'accusant de servir à légitimer le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé sans résoudre la crise.
- Les critiques portent sur l'absence de délai clair pour la transition et le manque de consensus, plusieurs acteurs majeurs n'ayant pas participé.
- Ce rejet fragilise l'initiative et risque de prolonger l'instabilité politique en Haïti, faute d'accord large et inclusif.
Le parti Fierté Nationale Haïtienne (FNH) a exprimé ce lundi 23 février 2026 de vives réserves et un rejet catégorique du « Pacte national pour la stabilité et l'organisation des élections ». Signé durant le week-end par certains partis politiques et organisations de la société civile, ce document est, selon le FNH, une tentative de légitimer le Premier ministre sortant, Alix Didier Fils-Aimé, sans proposer de véritables solutions à la crise profonde que traverse Haïti. Le président du parti, l'ingénieur Joseph Junior Michel, a publiquement qualifié l'accord d'« accord en désaccord », l'accusant de renforcer le pouvoir exécutif au détriment du peuple haïtien.",
"Cette prise de position intervient dans un contexte de crise politique et institutionnelle prolongée, marquée par l'absence d'élections et un gouvernement de transition dont le mandat et la légitimité sont constamment remis en question. Le FNH dénonce particulièrement deux lacunes majeures du pacte : son échec à établir une limite de temps claire pour la période de transition, ce qui risque de perpétuer l'instabilité, et le manque de consensus national dans son élaboration. Plusieurs acteurs politiques et sociaux clés n'ont en effet pas été consultés ou ont choisi de ne pas participer à cette initiative.",
"Les implications de ce rejet sont significatives, car elles soulignent les profondes divisions et la fragmentation du paysage politique haïtien. Sans un accord large et inclusif, la feuille de route proposée par ce pacte semble compromise, risquant de prolonger l'impasse politique. La prochaine étape cruciale sera de voir si les signataires du pacte parviendront à élargir leur base de soutien ou si cette initiative restera lettre morte, incapable de jeter les bases d'une transition pacifique et crédible vers des élections.











