Ce qu'il faut savoir
- Les principales forces politiques haïtiennes ont signé un pacte pour une transition stable et l'organisation de futures élections.
- L'accord exige du gouvernement qu'il soit impartial et qu'il rétablisse d'urgence la sécurité, prérequis indispensable à tout scrutin.
- Cette initiative cherche à combler le vide politique et institutionnel dans un pays en crise profonde depuis des années.
Le gouvernement de transition haïtien, dirigé par le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, a officiellement présenté le « Pacte national pour la stabilité et l’organisation des élections » lors d'une cérémonie à la Villa d’Accueil ce lundi 23 février. L'événement a rassemblé des représentants du corps diplomatique et une pluralité de signataires issus des principales forces politiques du pays. L'ancien député Jerry Tardieu, porte-parole des signataires, a salué cette initiative comme une démonstration que les partis rivaux peuvent mettre de côté leurs différences pour le bien du pays.",
"Cette initiative survient dans un contexte de crise profonde et prolongée en Haïti, marquée par une paralysie politique, une insécurité gangrénante et l'absence d'institutions démocratiques fonctionnelles, dont un parlement. Le pays est dépourvu d'élections depuis plusieurs années, alimentant un vide de pouvoir. Le pacte vise à créer un socle commun et une feuille de route réaliste pour encadrer la période de transition, condition préalable essentielle à la tenue de tout scrutin crédible.",
"Les signataires attendent désormais du gouvernement qu'il assure une impartialité totale et qu'il œuvre prioritairement au rétablissement des conditions sécuritaires minimales pour organiser des élections. La réussite de cet accord fragile, bien que perçu comme une lueur d'espoir, reste tributaire de la capacité des parties à maintenir leur unité et des autorités à contenir la violence des gangs qui contrôle une grande partie du territoire.












