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Jamaica

Municipales : tractations bouclées, la bataille du second tour s’engage

Ce qu'il faut savoir

  • La campagne du second tour des municipales reprend dans un climat électrique, marqué par des alliances controversées conclues entre les deux tours.
  • À gauche, des fusions entre LFI et les autres partis de gauche (PS, EELV, PCF) ont lieu dans un tiers des communes concernées, replaçant LFI au centre du jeu mais divisant les socialistes.
  • Des tensions vives sont observées localement, comme à Marseille où le refus d'alliance du maire sortant avec LFI provoque la colère d'une partie de l'électorat.
  • Les triangulaires se multiplient (Nîmes, Bayonne) et les retraits de candidats (Paris) redessinent complètement la carte des affrontements pour le second tour.

Les dernières négociations sont closes. La campagne pour le second tour des élections municipales redémarre ce mercredi sur fond de tensions persistantes, notamment autour des alliances conclues entre les deux tours. Ces accords, souvent controversés, cristallisent les débats et dessinent une nouvelle géographie des affrontements dans de nombreuses villes, de Paris à Marseille en passant par Bayonne ou Nîmes. Le climat politique est décrit comme électrique, à l'image du débat télévisé parisien qui oppose ce soir trois candidats dans une capitale devenue un enjeu symbolique majeur.

À gauche, les stratégies d'union ont été particulièrement scrutées et source de divisions. Dans environ un tiers des communes où La France Insoumise (LFI) est présente au second tour, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon a fusionné ses listes avec celles des socialistes, des écologistes et des communistes. Cette dynamique, qualifiée par certains de « front antifasciste », replace LFI au centre du jeu politique local, mais suscite aussi des remous au sein du Parti socialiste. Ces alliances ont pour objectif principal de faire barrage au Rassemblement National (RN), bien que leur efficacité et leur cohérence fassent débat.

La situation est particulièrement tendue à Marseille, où la campagne a viré au pugilat. Le refus du maire sortant Benoît Payan de toute alliance avec le candidat LFI Sébastien Delogu a provoqué la colère d'une partie de l'électorat de gauche. Des messages rageurs ont été apposés sur le QG de campagne du Printemps marseillais, illustrant l'amertume et les fractures nées de ces choix stratégiques. L'issue du scrutin dans la cité phocéenne, comme dans d'autres grandes métropoles, reste très incertaine.

Ailleurs, les recompositions sont tout aussi décisives. À Bayonne, la fusion des deux listes de gauche représente une menace sérieuse pour le maire centriste sortant Jean-René Etchegaray, d'autant qu'un candidat d'extrême droite se maintient au second tour. À Nîmes, la droite, fragilisée, doit faire face à une triangulaire à haut risque entre le RN de Julien Sanchez, une union de la gauche (sans LFI) et une liste née de la fusion des droites. Ces configurations complexes rendent les pronostics difficiles et accentuent la polarisation du débat.

Le retrait de la candidate Reconquête Sarah Knafo à Paris a, par exemple, redonné des espoirs de victoire à la candidate de droite Rachida Dati, modifiant les calculs dans la capitale. Ces ultimes retraits et alliances, bouclés dans la précipitation, conditionnent donc profondément la physionomie du second tour. La bataille finale s'engage ainsi sur un terrain miné par les rancœurs et les calculs politiques, où la question du front républicain contre l'extrême droite se heurte aux réalités des rivalités partisanes et des ambitions personnelles.

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Cet article s’appuie sur les informations de France et Economie.