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Le détroit d'Ormuz : un trafic maritime réduit et sous haute tension

Ce qu'il faut savoir

  • Le trafic maritime dans le détroit d'Ormuz a chuté de 95% depuis le blocage iranien le 28 février, avec seulement 116 traversées enregistrées entre le 1er et le 19 mars.
  • La majorité des navires ayant transité sont iraniens, mais des navires grecs (18%) et chinois (10%) ont également été observés.
  • Plus d'un tiers des navires ayant traversé étaient sous le coup de sanctions américaines, européennes ou britanniques.
  • L'armée américaine a affirmé avoir "réduit" la menace iranienne en bombardant une installation souterraine abritant des missiles de croisière.
  • Une coalition internationale d'une vingtaine de pays, dont la France, le Royaume-Uni, le Canada et le Japon, est prête à contribuer à la réouverture et à la sécurisation du détroit.

Depuis le 28 février, date à laquelle les forces iraniennes ont bloqué le détroit d'Ormuz, le trafic maritime dans cette voie commerciale stratégique a connu une chute drastique. En temps de paix, le détroit est un passage essentiel pour le commerce mondial, mais la situation actuelle a entraîné une réduction de 95% des traversées. Entre le 1er et le 19 mars, seulement 116 navires ont pu transiter, dont 71 pétroliers, ce qui représente un nombre infime par rapport aux volumes habituels.

La majorité des navires qui ont réussi à traverser le détroit d'Ormuz sont iraniens ou battent pavillon iranien. Cependant, des navires grecs et chinois ont également été observés, représentant respectivement 18% et 10% des traversées enregistrées durant cette période. Il est notable que plus d'un tiers des navires ayant transité depuis le début du conflit étaient sous le coup de sanctions imposées par les États-Unis, l'Europe ou le Royaume-Uni, soulignant la complexité et les enjeux géopolitiques de cette région.

Face à cette situation tendue, l'armée américaine a affirmé avoir "réduit" la menace iranienne dans le détroit. Cette action a été menée par le bombardement d'une installation souterraine abritant des missiles de croisière, dans le but de sécuriser la navigation. En parallèle, une coalition internationale d'une vingtaine de pays, incluant la France, le Royaume-Uni, le Canada et le Japon, s'est déclarée prête à "contribuer aux efforts" nécessaires pour la réouverture et la sécurisation du détroit d'Ormuz.

Le blocage du détroit d'Ormuz, par où transite près d'un quart du pétrole et des produits raffinés transportés par mer, a des répercussions mondiales. Bien que le marché mondial ait jusqu'à présent réussi à se maintenir à flot, l'approvisionnement en pétrole est clairement menacé. L'Agence internationale de l'énergie (AIE) a d'ailleurs proposé des mesures pour alléger la pression sur les prix et les stocks d'hydrocarbures. La flambée des prix du carburant à la pompe, observée depuis les frappes israélo-américaines sur l'Iran fin février, est une conséquence directe de cette instabilité, bien que les propriétaires de voitures électriques soient pour l'instant épargnés par ces hausses. La menace d'une nouvelle escalade dans la région persiste, avec Israël annonçant une intensification des frappes sur l'Iran, et le principal complexe nucléaire iranien ayant déjà été ciblé.

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Cet article s’appuie sur les informations de Economie et France.