Ce qu'il faut savoir
- La Cour suprême a jugé illégale l'utilisation par Trump d'une loi d'urgence de 1977 pour imposer ses tarifs douaniers.
- Trump a annoncé son intention de contourner cette décision en utilisant une autre loi datant de 1974 pour maintenir sa politique protectionniste.
- Cette situation place les élus républicains dans une position délicate avant les élections de mi-mandat face à de possibles mesures commerciales impopulaires.
La Cour suprême des États-Unis a jugé illégale l'utilisation par l'ancien président Donald Trump de la loi sur les Pouvoirs économiques d'urgence internationale (IEEPA) de 1977 pour imposer ses droits de douane controversés. Par une décision de 6 voix contre 3, la plus haute instance judiciaire du pays a statué que les « situations d'urgence » invoquées par Trump pour justifier sa politique commerciale agressive n'existaient pas, concluant qu'il avait outrepassé ses prérogatives constitutionnelles. Cette décision représente un sérieux revers pour la stratégie commerciale unilatérale de l'ancien président, qui utilisait fréquemment ces tarifs comme un outil de négociation et de pression internationale.
Ces mesures douanières, appliquées au coup par coup contre divers pays et partenaires commerciaux, constituaient l'épine dorsale de la politique étrangère économique de l'administration Trump. Le président républicain menaçait régulièrement les nations réticentes à ses demandes avec des tarifs punitifs et les utilisait également pour cibler des adversaires personnels ou des entreprises spécifiques. Cette approche protectionniste avait profondément perturbé les relations commerciales internationales et suscité des représailles de la part de plusieurs grands partenaires économiques des États-Unis.
Immédiatement après l'annonce du verdict, Trump a réagi avec véhémence sur son réseau social Truth Social, qualifiant la décision de désastre pour la sécurité nationale et promettant de contourner le jugement. Il a annoncé son intention de recourir à une autre loi, celle de 1974 sur le commerce international, qui lui permettrait d'imposer des tarifs de 10% à 15% sur l'ensemble des importations, bien que cette disposition soit limitée à 150 jours. Cette menace place les élus républicains dansastiques pourraient nuire à leur campagne.












