Ce qu'il faut savoir
- Des couvre-feux partiels et localisés ont été instaurés lundi 19 octobre à Paris, Lyon, Lille et Nice, entre 20 et 23 heures selon les villes.
- À Paris, la place de la République et le quartier des Halles sont concernés à partir de 23 heures ; à Lille et Nice, seuls les mineurs sont visés.
- Le Premier ministre Sébastien Lecornu a annoncé que de nouveaux couvre-feux pourraient être décidés mardi soir là où la situation le nécessite.
- Le gouvernement recense 2 513 gardes à vue et 67 incarcérations, et au moins 3 000 commerces dégradés ou pillés.
Le gouvernement français a annoncé lundi 19 octobre la mise en place de couvre-feux « partiels » et « localisés » dans plusieurs villes, au lendemain d'un week-end de violences et de pillages en marge des manifestations du 17 octobre, rapporte l'AFP. À Paris, la place de la République et le quartier des Halles sont concernés à partir de 23 heures, selon la même source, qui précise que les couvre-feux ont débuté entre 20 heures et 21 heures à Lyon, Lille et Nice, dans certaines portions de ces métropoles seulement. À Lille et à Nice, ces interdictions de circuler ne visent que les mineurs.
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a justifié ces mesures en estimant que le désordre était « très localisé sur des centres urbains », selon l'AFP. Sur X, il a affirmé que les premiers couvre-feux avaient « contribué au calme » dans la nuit de lundi à mardi, ajoutant que « de nouveaux couvre-feux seront décidés » par les maires et les préfets « là où la situation le nécessite » mardi soir. Selon l'AFP, certains quartiers de Marseille pourraient être concernés.
Le bilan des violences s'élève à 2 513 gardes à vue et 67 personnes incarcérées, a annoncé le garde des Sceaux Gérald Darmanin au journal de 20 heures de TF1, cité par l'AFP. Le ministre Serge Papin a indiqué qu'« au moins 3 000 commerces » avaient été dégradés ou pillés, poussant l'exécutif à mettre en place dès mardi des mesures de chômage partiel et un « fonds de soutien spécifique ». Selon Le Parisien, des préfets ont toutefois mis en garde lors d'une réunion sur la difficulté d'appliquer ces couvre-feux, un participant craignant qu'« il n'y aurait rien de pire qu'on fasse un couvre-feu qu'on ne puisse pas appliquer ».












